Jeudi 12 février 2009
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Aïcha Redouane, Habib Yammine et l'ensemble Al-Adwâr, sur France Musique, invités par Françoise De Georges à l'émission "Couleurs du
Monde", le 18 février 2009 (20H00 - 22h30).
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Prochain concert
Aïcha Redouane et l'ensemble Al-Adwâr
"Maqâm musical Maqâm soufi"
Direction Habib
Yammine
Vendredi 20 novembre 2009 à 20h30,
Théâtre Adyar
4, square rapp - 75007 Paris
Réservations :
Fnac
Par Habib Yammine
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Samedi 13 septembre 2008
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Le site des cultures méditerranéennes, babelmed
Méditerranée / MUZZIKA! Juillet - Août 2008
par Nadia Khouri-Dagher
HABIB YAMMINE, Thurayya-Pléiades, Le Chant du Monde/Harmonia Mundi
Le percussionniste libanais Habib Yammine est le co-fondateur, avec sa femme la cantatrice marocaine Aïcha Redouane, de l'ensemble Al-Adwâr, né en 1991, et qui redonne vie au maqâm du Moyen-Orient.
Ensemble, ils nous ont donné plusieurs superbes albums, et voici pour la première fois Habib Yammine en solo, dévoilant tout son art dans le langage des percussions. Car c'est bien de langage qu'il
s'agit, extraordinairement proche du langage parlé, à l'écoute de ces pièces. Habib Yammine joue ici à tour de rôle du daff, le grand tambour sur cadre tendu de peau de chèvre (30 à 50 cm de
diamètre); du riqq, son frère plus petit, décoré de marquetterie, garni de cymbalettes, et tendu de peau de poisson (20 cm de diamètre); et de la darbouka, poterie en forme de sablier tendue d'une
peau de chèvre ou de poisson. Certaines pièces laissent aussi entendre le bongo, percussion cubaine (utilisée en Egypte dès les années 40, dans des compositions arabo-cubaines, et très utilisée au
Yémen aujourd'hui), joué ici par Oussama Chraïbi. Parole et rythme fondent la poésie, mais le rythme seul peut aussi devenir parole – pour l'Afrique on parle du "drum language", expression qui ne
s'emploie pas pour d'autres instruments. Et les tambours ont en effet cette faculté étrange de nous parler comme des êtres humains: nerveux, ou tendres, ou tendus, ou relaxés, heureux, ou révoltés.
Les percussions nous parlent, sans paroles, à la manière dont un aveugle peut communiquer avec nous sans nous voir. Mais de manière encore plus essentielle. "Cet album est conçu comme un album de
poésie", explique l'artiste. "Les pièces sont développées tels des poèmes qui expriment différents états, sensations, idées ou images. Chaque percussion, chaque son produit sur la peau d'un tambour
est pour moi comme une syllabe, et chaque formule rythmique un mot". Il est vrai que dans la tradition arabe, comme dans la tradition grecque antique, musique et poésie vont ensemble, et l'on
comprend, à l'écoute de la troisième pièce, récitation – sur le mode du zajâl, en paires de vers - d'un poème du grand poète anté-islamique Imru' al-Qays (VI° siècle), comment de la récitation
poétique, avec les rythmes particuliers à la langue arabe, qui font alterner syllabes longues et courtes, on a pu passer au chant, où la mélodie vient appuyer le rythme. Dans d'autres pièces, comme
"Souvenirs yéménites", c'est la joie primitive, enfantine, que l'on entend, la joie qu'ont les enfants à aimer faire du bruit, parce que le bruit c'est la vie. A l'écoute de ce disque, on a ainsi
le sentiment d'être en contact avec l'origine de la musique, l'origine du chant, à cette musique des temps immémoriaux, où les premiers instruments furent la voix humaine, et un bruit frappé sur un
objet. Un album qui nous renvoie au caractère essentiel, proprement vital, de la musique, et du son.
Par Habib Yammine
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Mercredi 2 juillet 2008
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Nouvel Album
"Thurayya - Pléiades", rythmes arabes du Levant, Le Chant du Monde, 26 juin 2008.
Cet album est conçu comme un recueil de poésie. Les pièces sont développées tels des poèmes qui expriment différents états, sensations,
idées ou images. Chaque percussion, chaque son produit sur la peau d’un tambour est pour moi comme une syllabe, et chaque formule rythmique comme un mot.
Mélant l'improvisation à la composition, ce CD se compose de 11 titres entre solos, duos et polyrythmies à trois parties tous enregistrés dans les conditions du live. Les différentes
pièces présentent les trois principaux tamboours de musique arabe : le riqq, le daff et la darbouka, et un instrument invité, le bongo, instrument
emblématique de la musique cubaine, joué dans les pièces polyrythmiques en interaction avec la darbouka et le daff.
link : www.lechantdumonde.com
Par Habib Yammine
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Dimanche 29 juin 2008
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Percussionniste et ethnomusicologue d'origine libanaise, Habib Yammine
a grandi dans une famille et un milieu d’amateurs de zajal, poésie dialectale libanaise. Ses études littéraires lui permettent d’enrichir ses connaissances dans la poésie arabe
et la métrique. Après des études de violon au conservatoire de Beyrouth et l’obtention du baccalauréat, il s’installe en France avec ses parents, en 1977, et entreprend ses études en musicologie.
Il rédige une maîtrise sur la théorie des rythmes arabes anciens et une thèse de doctorat sur la musique yéménite. En 1999, il est lauréat du programme Lavoisier du Ministère des Affaires
Etrangères Français. Il est conférencier et auteur de nombreux articles sur la musique arabe.
Ses recherches sur
les traités musicaux et les pratiques actuelles lui ont permis d’acquérir une fine connaissance des rythmes arabes et une parfaite maîtrise de la technique de jeu du riqq, du daff et de la
darbouka. Il élabore son propre style d’improvisation en puisant dans les nombreuses traditions rythmiques orientales et maghrébines, populaires et savantes. Ce nouveau langage rythmique
servi par une imagination créatrice réunit la précision du son, la richesse de timbre et la virtuosité, et découvre des nouvelles possibilités techniques et esthétiques. Il enseigne dans de
nombreuses institutions musicales et pédagogiques en France, notamment à l’Université de Paris VIII et à la Cité de la Musique de Paris.
Il dirige l’ensemble Al-Adwâr, spécialiste de l’art du maqâm arabe du Proche-Orient, qu’il a fondé, en 1991, avec la chanteuse Aïcha Redouane. Leur travail donne un
nouveau souffle à cette grande tradition qu’ils transmettent par l’enseignement et diffusent à travers leurs concerts, émissions TV et radio en France et à l’étranger.
Habib Yammine et Aïcha Redouane apportent leur contribution à la tradition du maqâm par des nouvelles compositions, comme
: «La passion de Râbi’a » (poèmes soufis de Râbi’a al-‘Adawiyya, poétesse irakienne, VIIIe siècle), en 1998, et en 2003, « Ivresses » (al-Khamriyya – Eloge du vin mystique) d’Ibn al-Fârid
(XIIIe siècle, Egypte), créations pour le Théâtre de la Ville de Paris et tournées internationales ; puis, « L’Amour est ma religion et ma foi » d’Ibn Arabi, maître soufi andalou du XIIIe siècle,
création pour le Festival des Musiques Sacrées de Fez-Maroc, en 2004 ; « Kan-noun fî sourat al-Rahmân » (Telle la lettre noun dans la sourate du Rahmân), du poète palestinien Mahmoud Darwich,
création pour le Théâtre Le Volcan, Le Havre, France, 2006.
En juin 2008,
parution de l'album "Turayya-Pléiades", Rythmes arabes du Levant, chez Le Chant du Monde/Harmonia Mundi.
link : www.aicharedouane-maqam.fr
Par Habib Yammine
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